(via solistic)
DES LIEUX
PAUSE
Pique-nique au parc André Citroën.
© Vincent de CHAVANES
Appétissantes comme la robe de chair pour anorexique de Jana Sterbak, rendue célèbre par la nouvelle excentrique du top 50, et exhibées avec autant de naturel que les sculptures portatives de Natacha Lesueur, les créations de Rémi Poncet, reliquats d’albums de famille ou de tournages hollywoodiens, hybridés de fonds de frigo, nous confirment que le paradigme artistique de l’ingrédient culinaire se porte décidément bien…
BRESTBRESTBREST
Rémi Poncet
Collage de novembre 2010
Western spaghetti??
Une image du film “La diable dans la peau” + Spaghetti…
BRESTBRESTBREST
BRESTBRESTBREST THE BEST ?
The best??? Point d’interrogation effectivement, car lorsqu’ils se lâchent, mes favoris dans la com’ demeurent les agités de “La Langue du Caméléon ” qui se dorent la pilule sur la Riviera ( question d’accointance et de voisinage, moi, je suis le paresseux dans le hamac d’à côté) …
Mais l’ensemble de la production de ces 3 là (Rémi Poncet, Arnaud Jarsaillon, François Gaillard) me chavire quand même!
Ce qui m’impressionne chez BrestBrestBrest, outre cet énigmatique tri repetita en guise de raison sociale qui fait fondre mon coeur granitique de bretonne exilée, c’est leur localisation dans un village de la Drôme, village qui semble connaître une densité de talents créatifs incomparable dans la cambrousse française.
Ayant leur “base” à Crest, ils travaillent néanmoins beaucoup sur le front de l’Ouest…
Comme quoi, la délocalisation, au profit d’un certain art de vivre et de travailler, est tout à fait envisageable à l’heure d’internet et des visioconférences.

“…Un léporidé pacifique invite de l’autre côté du miroir, on le sent attentif et donc prêt à bondir. Si l’animal est cool et sociable, il dégage une étrangeté qui nous égare. Simple interprétation personnelle, tablant sur des filtres rose tagada et sur l’univers de la danse capable de transporter ailleurs, bien loin, voire au-delà…” (source:http://good-morning-agence.blogspot.com/2010/09/arnaud-jarsaillon-pour-le-triangle-cite.html)
Ce qui me fascine aussi est l’intraitable, l’inégociable créativité investie dans chaque projet, fût-il trivial ou banalement institutionnel…

Généreux, Rémi Poncet propose sur inscription, un collage par mois sur:
http://goodmorningtwist.free.fr/?p=726
Comme celui-ci:
Collage de septembre:

Il n’y a pas que les M/M dans le monde saturé du graphisme!!
BLU - DOINNOTHIN’ FT. UGOD (PRODUCED BY FLYING LOTUS
Directed/Edited by David M. Helman (davidmhelman.com)
Animated by RUFFMERCY (ruffmercy.com)
Produced by Chris Bryant
Cinematography by Nick Medrud
Additional Animation by:
Tsvetelina Tomova
Maxime Bruneel
Ewan Farr
Additional Cinematography by:
Matt LaRoche
#NOYORK
(Source : bazzoooka)
Sur cette vidéo présentée par “La Langue du Caméléon” et le scénographe Karl Biscuit, pour la candidature de NICE au projet de “capitale de la culture 2013”, (Marseille la rivale l’a finalement remporté) la ville globale est une projection fantasmée entre Coruscant et caravansérail .
Les grosses têtes carnavalesques sont devenues celles d’Olmèques indigo.
Un feuilleté minéral quasi-bonifacien est suspendu dans un ciel en trompe-l’oeil traversé de montgolfières et de globes oculaires, d’arachnides hybrides et de chimères mythologiques, d’elfes ailés et de siamoises libellules, échappées d’une “monstrueuse parade”.
Une mini-Leeloo virevolte dans ce crypto-zoo tandis que Marcia,- “elle danse…” -sur la symphonie des jours meilleurs orchestrée par Karl Biscuit…
D’ailleurs sur cet improbable Luna Park qui s’incruste dans un chromo d’Alpes du Sud, beau comme un calendrier vintage des PTT , un soupçon de marxisation nostalgique optimise ce “désir d’Europe”, eutopique et uchronique :
Loin des montagnes russes, une famille soviétique émancipée d’une affiche stalinienne, regarde vers un avenir radieux :
Un monde dans lequel l’imprécateur, perché sur un échafaudage constructiviste à la Tatline, prêche peut-être en vain…
Un monde dans lequel les coups de canon ne propulseront plus dans les airs que des robots colorés…
Un monde dans lequel de belliqueux karatekas ne parviendront jamais à se toucher et frétilleront joliment suspendus, tandis que des parachutistes, en s’accrochant aux arbres, feront de la balançoire…
Dans ce monde où le « The strongest man on earth” n’est plus un affairiste assis sur son tas d’or, mais un pittoresque haltérophile bollywoodien, dans ce monde-là, oui, la vie sera forcément un spectacle…